Plafonnement de la hausse des loyers à 3,5% : "Quand on est sensé, on essaye de faire des efforts", assurent des propriétaires

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Le gouvernement a annoncé la mise en place d'un dispositif de "bouclier loyers" visant à plafonner la hausse des loyers à 3,5% pendant un an. Une limitation pour faire face à l'inflation, mais qui ne plaît pas forcément à tout le monde.

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Publié le 27/06/2022 11:11 Mis à jour le 27/06/2022 11:12

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Cela lui permet aussi de ne pas prendre le risque de loyers impayés, mais cela ne l'empêche pas d'être défavorable à cette proposition. "Je trouve que c'est toujours au propriétaire qu'on va demander de faire un effort alors que aujourd'hui, on a quand même beaucoup d'aides qui sont ciblées sur les locataires, comme les APL. Mais nous, les propriétaires, on a quand même une grosse pression fiscale. Les impayés de loyers, les expulsions, les squats. C'est bien de faire un bouclier loyer, mais je pense qu'il faudrait que les propriétaires soient un peu plus considérés", regrette-t-il.

Cela fait quatre ans que Miguel n'a pas augmenté le loyer de sa locataire, une jeune femme en région parisienne qui lui paie 600 € par mois. Il n'envisageait pas non plus de le faire cette année, car, avec l'inflation, il ne veut pas faire peser sur le budget de sa locataire une autre hausse. "La crise, elle est tellement violente. On se doit de faire des efforts quand on peut, on est étranglé par les charges d'essence, l'augmentation du gaz, les courses, les mutuelles, etc. Donc pour une jeune locataire c'est encore plus terrible. Nous citoyens, quand on est sensé, on essaye de faire des efforts", assure-t-il.

Sur BFMTV, Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, a précisé que ce dispositif de "bouclier loyer" visant à plafonner la hausse des loyers à 3,5% pendant
un an est "le meilleur compromis pour tous", expliquant avoir préalablement
consulté les représentants et associations de consommateurs, propriétaires, locataires, ou encore les acteurs du logement social.

Parallèlement, le gouvernement envisage de revaloriser les APL, de 3,5 % également, afin d'accompagner les locataires qui en ont le plus besoin. "L'APL ne couvre jamais les loyers, le reste à charge pour les locataires sera supérieur à l'évolution de l'aide", pointe ainsi Jean-Yves Mano, président de l'association CLCV sur franceinfo. Ce dernier a fait part de sa "déception et incompréhension" face au projet du gouvernement de plafonner la hausse des loyers à 3,5% pendant un an, alors qu'il demandait un "gel des loyers" dès le 1er juillet.

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