Issy Cœur de Ville, un écoquartier qui casse les codes des bâtiments à usage unique

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Le nouveau quartier de 3 hectares implanté à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine (92), «va au-delà d’un projet immobilier. C’est un projet urbain», assure Dominique Goudard, directeur du projet Issy Cœur de Ville Altarea. Ce nouvel espace de 627 logements, une résidence sénior, des commerces, un cinéma et des bureaux, déployé à la place du centre de recherche et développement de France Télécom (Cnet), se veut un écoquartier avec ses 1000 arbres et arbustes. La ville veut aussi lutter contre l’obsolescence des bâtiments en leur conférant plusieurs usages à l’image de son tiers lieu, le Nida, Nid d’Idées d’Avenir, développé avec le développeur immobilier Altarea, qui sera ouvert 7 jours sur 7.

À l’heure du télétravail et de la baisse massive de la fréquentation des bureaux, cet espace de 1500 m², qui ouvrira ses portes en octobre, mixe les usages afin d’occuper en permanence, ou presque, le bâtiment. «Issy-les-Moulineaux a été l’une des premières smart cities françaises. L’innovation est au cœur de notre identité», indique André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux.

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«Ce tiers lieu retient les meilleures qualités de chaque typologie immobilière comme la convivialité du logement, la flexibilité du bureau, l’hospitalité de la restauration et les services de l’hôtellerie dans un seul ensemble hybride», résume Maxime Lanquetuit, directeur de l’innovation chez Altarea avant d’ajouter «hier, les villes étaient construites avec des objets à usage unique. Aujourd’hui, on produit un tiers lieu ouvert deux fois plus de temps qu’un immeuble à usage unique».

Ce lieu ouvert aux particuliers, aux entreprises, aux scolaires, offrira des espaces aménagés de manière différente et une programmation culturelle et événementielle comme des ateliers pour adultes ou pour enfants (végétalisation de son balcon, réalisation de maquettes de la ville de demain...), des projections de films, des brunchs le week-end ou encore des repas d’anniversaire.

Des salles multifonctions

Au rez-de-chaussée, les espaces de restauration peuvent accueillir des conférences tout comme le premier étage, aux tons neutres. Une galerie d’exposition prend également place à ce niveau. Au deuxième étage, chaque salle a sa propre identité comme cette pièce dont la décoration rappelle une cabane de jardinier. Elle peut recevoir des ateliers de jardinage compatibles avec des publics professionnels en semaine, des scolaires le mercredi et des particuliers le week-end. Une plateforme permettra de réserver des créneaux horaires à l’avance. Certains événements auront vocation à être gratuits et d’autres seront payants.

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Le coût d’un tel projet, «plus élevé que celui d’un immeuble de bureau», selon Maxime Lanquetuit, n’est pas un obstacle à ses yeux, convaincu que cet espace séduira les habitants par «sa caractéristique multipublics et sa dimension d’intérêt général». Altarea a signé un contrat d’exploitation du Nida de long terme, pour six années.

Toujours dans ce souci d’innovation, la ville développe un bouquet de services «Easy Village» pour faciliter la vie des résidents de l’écoquartier comme l’application Alacaza, un réseau social de quartier visant à fluidifier les interactions entre voisins ou entre gestionnaires d’immeubles et habitants et des boîtes à colis connectées MyRENZbox pour permettre aux résidents de recevoir des colis ou d’échanger des objets entre voisins.

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