Chez les artisans du bâtiment, "ce qui inquiète beaucoup, c'est la pénurie des matériaux"

Il y a 1 semaine 30

Jean-Christophe Repon, président de la Capeb

Jean-Christophe Repon, président de la Capeb

Jean-Christophe Repon, président de la Capeb (©BFM Business)

Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment, était l'invité de BFM Business. S'il rappelle que le bâtiment se porte bien et a retrouvé ses niveaux d'activité de 2019, il s'inquiète toutefois de la pénurie de certains matériaux et des délais qui s'allongent.

(BFM Immo) - Le bâtiment est l'un des étalons de l'activité économique en France. Pour Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) et invité ce mardi de BFM Business, "le slogan 'quand le bâtiment va, tout va est un peu le repère". Et aujourd'hui, le bâtiment se porte relativement bien. "On revient juste à l'activité 2019. On n'a pas le droit de se plaindre", estime-t-il. Le baromètre de la Capeb pour le premier trimestre montre une croissance de l'activité de 9,5% entre le premier trimestre 2020 et le premier trimestre 2021.

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En revanche, note Jean-Christophe Repon, "ce qui nous inquiète beaucoup, c'est la pénurie des matériaux". Les filières qui coincent sont la filière bois. Et maintenant le verre et le cuir. "On a des délais qui se rallongent énormément. Quand on a des commandes, on a des délais de plus de 8 semaines et on a quelque fois des fins de non-recevoir".

Vers des prix en hausse sur les chantiers

Quelles sont les conséquences de ces pénuries? Le président de la Capeb explique que "le marché public a des clauses où on peut revoir les prix. La difficulté c'est le marché du particulier. C'est du gré à gré". La Capeb conseille à ses artisans de revoir la durée des prix fixes qui sont inscrits sur les contrats et de relancer la discussion avec le particulier. "On ne pourra pas porter, nous artisans, la perte de cette marge. Il faut que le particulier comprenne bien que ce n'est pas de l'argent qu'on lui prend mais qu'on achète plus cher. Et les délais s'allongent". Les particuliers risquent donc de se retrouver avec des prix en hausse et des chantiers qui prennent du retard.

Bonne nouvelle, en revanche, pour les artisans, le fait d'avoir simplifié MaPrimeRénov', d'avoir élargi à tous les ménages et aux copropriétés, a fait décoller la rénovation énergétique. "Et on a pour la première fois MaPrimeRénov' qui donne un élan, ce qui est nouveau pour nous". Il note juste des retards dans les aides, retard dont est consciente la ministre du Logement Elisabeth Wargon qui a promis d'agir.

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