Argent & Placements

Sous la pression de nouveaux acteurs appelés « assurtech », le marché de l’assurance connaît une révolution numérique et technologique. Les grandes compagnies évoluent face à ces jeunes concurrents qui affichent des prix très compétitifs.

Article réservé aux abonnés

Savez-vous vraiment à qui vous avez affaire lorsque vous souscrivez une assurance-dommages (auto, habitation, santé) ? Pas toujours ! Et c’est normal, tant l’offre est foisonnante. Elle est le reflet d’un secteur hyperconcurrentiel où les acteurs sont nombreux et disposent de statuts variés.

Installés depuis des décennies sur ce créneau dit de l’IARD (sigle pour : incendie, accidents et risques divers), les assureurs « historiques » (Generali, Axa, Allianz, etc.) font figure de généralistes et déploient une large palette de produits. Depuis déjà quelques années, le « pré carré » historique de ces assureurs traditionnels est investi par les mutuelles dommages et par les bancassureurs, soit des établissements bancaires dotés d’une filiale d’assurances. « Pour ces derniers, c’est une façon d’équiper leurs clients, à l’occasion d’une demande de crédit (auto, immobilier). Ainsi, en même temps que le prêt, ils proposent la souscription d’une assurance associée, commente Frédéric Bannier, directeur exécutif, responsable du secteur assurance chez Accenture. Cet ensemble d’acteurs généralistes (assureurs, mutuelles, bancassureurs) occupe près de 95 % des parts de marché de l’assurance-dommages. »

Lire aussi : Ce qui change le 1er juin pour le budget des ménages : crédit immobilier, assurance-vie, épargne-retraite, gaz

Comme beaucoup d’autres secteurs d’activité, l’assurance a, ces dernières années, connu sa révolution technologique et numérique. « Voilà près de cinq ans que des jeunes pousses appelées “assurtech” sont entrées dans la danse et jouent les trublions face à ces mastodontes. Selon les cas, elles ont un statut de courtier en assurances ou sont enregistrées comme assureur », constate Jérôme Dahan, directeur du développement et des partenariats de Webhelp. Cette génération de start-up « propose un processus de souscription en quelques clics et une gestion efficace des sinistres et de l’indemnisation. Autant de critiques adressées depuis des années aux poids lourds du secteur », explique Eric Mignot, membre du bureau France Fintech. Elles s’appellent notamment Alan, Luko, Leocare, sont plus de deux cents et parmi elles se trouvent des licornes, ces entreprises exerçant dans le secteur des nouvelles technologies, non cotées en Bourse et valorisées à plus de 1 milliard d’euros.

Facilité d’usage

Ces nouveaux venus ont conçu un parcours ludique avec un accès simple et rapide aux contrats, tout à distance, donc entièrement dématérialisé. En plus de leur site Internet, ces jeunes pousses sont généralement dotées d’une application mobile permettant aux clients de gérer à la carte leur contrat, par exemple en ajoutant ou en enlevant des garanties, à tout moment, ou en faisant varier le niveau de franchises. « Cette facilité d’usage et d’immédiateté est en phase avec les changements actuels des modes de consommation où l’achat en ligne est entré dans les habitudes. Ce mode de distribution de l’assurance à distance ne cesse de se démocratiser », signale Nicolas Thabault-Parisot, associé chargé du secteur de l’assurance d’EY France. Ces acteurs numériques apportent en continu des informations pratiques à leurs assurés, dont des tutos de bricolage (par exemple : Luko).

Il vous reste 55.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

Découvrir les offres multicomptes

Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

Comment ne plus voir ce message ?

En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

Y a-t-il d’autres limites ?

Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

Vous ignorez qui est l’autre personne ?

Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.