Un hôtel particulier parisien transformé en siège d’une société de 20 personnes

Il y a 1 semaine 22

Ce n’est pas parce que l’on est petit qu’il faut s’empêcher de voir les choses en grand. Créé voilà 25 ans, le groupe immobilier Arcange compte aujourd’hui une vingtaine de personnes et sentait à l’étroit dans ses locaux. Pour accompagner sa croissance, envoyer un signal fort vers l’extérieur tout en disposant d’une belle carte de visite, le groupe a jeté son dévolu sur un hôtel particulier du quartier Chaillot, à deux pas de l’avenue Foch, pour y installer son nouveau siège social.

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Plus de 1000 m² en plein 16e arrondissement et une rénovation haut de gamme pour illustrer la démarche atypique de ce groupe qui aime se présenter comme un spécialiste du réveil des «sleeping beauties» de l’immobilier. Parmi les 55 opérations au sein du portefeuille du groupe pour une valeur globale de 500 millions d’euros, on trouve notamment un projet en voie d’achèvement de transformation de parking en showroom de mode non loin de la place Vendôme, un grand ensemble de bureaux et commerces qui doit voir le jour au 12, rue de la Paix ou encore un hôtel au cœur du Marais. Hôtels, bureaux, commerces, logements et même prochainement la santé, le groupe s’intéresse à toutes les formes d’actifs immobiliers. «Nous sommes multi-stratégie et multi-actifs, des touche-à-tout mais avec des professionnels dans chaque domaine», explique Michaël Sfedj, président d’Arcange.

Construit pour la famille Vanderbilt

Cet immeuble de la rue Leroux, les dirigeants d’Arcange l’avait repéré avant la crise sanitaire et le cœur s’est confirmé lors d’une nouvelle visite après le confinement. «Nous sommes avant tout des amoureux de l’immobilier, résume Géraldine Rouah-Zangrili, directrice générale du groupe. On s’émerveille quand on repère des opportunités et là, ce lieu était représentatif de ce que nous sommes. Plutôt qu’un grand plateau de bureaux, c’est un siège évolutif, dynamique et agile à notre image.» C’est l’architecte d’intérieur Sybille Holmberg qui a été chargée de remettre en beauté cet hôtel particulier construit il y a un siècle pour la famille Vanderbilt avant de passer aux mains d’un industriel qui l’avais redécoré dans un esprit très marqué années 70.

«Il s’agissait de faire passer un message de dynamisme en respectant la grandeur et l’élégance du lieu, souligne Sybille Holmberg. Il y a eu un grand travail sur la lumière et les éclairages pour mettre en valeur les lieux et aussi une réflexion pour accueillir au mieux la collection d’art d’Arcange afin qu’ils se sentent chez eux.» La rénovation a ainsi permis de mettre en valeur les grandes pièces circulaires de cet immeuble d’angle. Au premier étage est installé le bureau théâtral du président qui s’amuse à le surnommer son «bureau ovale». Et au deuxième étage, la salle du conseil qui peut aussi servir à des réunions informelles, à de petits airs du Conseil de sécurité de l’ONU.

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Les codes de l’hôtellerie

Les salariés ne sont pas oubliés pour autant. Outre les nombreux bureaux, ils disposent d’une cuisine avec sa salle de repas, d’un coin terrasse/fumoir détente sur le toit du bâtiment et même d’une salle de télé/repos circulaire au sous-sol. «Nos collaborateurs n’aiment pas vraiment le télétravail, ils sont mieux ici», plaisante Michaël Sfedj. Côté décoration, on est bien loin des bureaux classiques, l’endroit jouant beaucoup sur les codes de l’hôtellerie: moquettes profondes, banquettes dans les couloirs, touches de couleur... Sans oublier les allers-retours entre l’ancien avec ses moulures et sculptures mises en valeur ou l’utilisation de tapisserie dans les cages d’escalier et le contemporain pour les œuvres d’art et les éclairages. Dans tel couloir, les murs sont blancs pour laisser éclater la couleur d’un tableau et dans les bureaux de la direction des touches de couleur répondent aux teintes dominantes des toiles

Sans oublier la pièce maîtresse de la décoration des lieux: un lustre monumental du créateur Alain Ellouz, spécialiste de l’albâtre et du cristal de roche. Avec ses 18 globes, il a toute sa place dans les volumes circulaires de l’endroit et il pousse les visiteurs à lever la tête vers le haut. «Dans les locaux commerciaux, les Français veulent bien aller au sous-sol mais n’ont pas trop l’habitude de monter à l’étage avec ce genre d’installation on pourrait les inciter à se montrer plus curieux, explique Géraldine Rouah-Zangrili. Mais le message principal de cette installation c’est surtout pour illustrer nos ambitions: sky is the limit.»

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