Pourquoi Stéphane Bern a décidé de poser ses valises dans le Perche

Il y a 1 semaine 24

De Paris à Thiron-Gardais, dans l’Eure-et-Loir. Comme de plus en plus de Français, Stéphane Bern a décidé de quitter la capitale pour la province. «C’est à la fois un ras-le-bol et un soulagement», explique l’animateur de télévision au Figaro. «Ras-le-bol» de voir la capitale, où il vivait depuis 10 ans, perdre de sa superbe et «soulagement» de se poser à la campagne, sans stress. «J’ai eu une prise de conscience pendant les deux confinements: l’effervescence autour de Paris est vaine, confie Stéphane Bern. J’ai besoin d’un confort de vie».

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Le 14 décembre, l’animateur quittera son appartement de Pigalle, dans le 9e arrondissement de Paris pour s’installer dans l’ancien collège royal et militaire de Thiron-Gardais, au cœur de ce village percheron typique de 1000 habitants (voir notre diaporama en illustration principale). Une adresse qu’il connaît parfaitement puisqu’il en est devenu propriétaire en 2013 pour la somme de 300.000 euros. «Par le plus grand des hasards», glisse Stéphane Bern. «L’ancien président du conseil départemental d’Eure-et-Loir connaissait mon producteur et l’a prévenu que le département vendait ce collège qui tombait en ruine», raconte le présentateur de «Secrets d’Histoire», «attiré» par la région devenue une «passion».

Ce défenseur du patrimoine ne s’est pas dérobé et s’est engagé à le réhabiliter. En concurrence avec deux autres candidats, le dossier de Stéphane Bern a été retenu parce qu’il s’est engagé à créer un musée - dans les anciennes salles de classe - et à mettre à disposition du public cette propriété qu’il a restaurée en déboursant quelque 4 millions d’euros. Ce qui fut chose faite à l’été 2016. «Nous accueillons entre 10 et 12.000 visiteurs par an, précise l’animateur. Cette propriété raconte une histoire aux gens. Je suis venu pour la pierre et suis resté pour les gens».

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Aujourd’hui, ce patrimoine historique, construit au 17e siècle , est devenu une «obsession» et «mon labo». L’animateur, qui vit dans l’ancienne maison du prieur de l’abbaye, y a enregistré des émissions depuis sa cuisine durant les confinements et se mobilise pour valoriser le site de 600 m², campé sur un terrain d’1 hectare. «J’ai une mission de transmission auprès des jeunes générations - j’invite les gamins à visiter le collège - mais aussi de développement de l’économie locale», s’enthousiasme Stéphane Bern qui s’est adjoint les services de 5 personnes dont deux femmes «qui ont également quitté leur vie parisienne».

«Retrouver (nos) racines»

L’animateur lyonnais, qui a été «très déçu» par la lettre «agressive» qu’il a reçue de la maire de Paris Anne Hidalgo après avoir qualifié la Ville Lumière de «poubelle», se réjouit de voir de plus en plus de Parisiens s’installer à l’année dans le Perche. «Des jeunes qui ont fait des études de commerce ou d’ingénieur, se sont rendu compte que ce n’est pas ça qu’ils voulaient faire et se sont reconvertis dans la restauration de meubles ou dans la porcelaine», explique Stéphane Bern, satisfait de voir le village revivre. «Une auberge a récemment ouvert, une brocante et un antiquaire se sont installés», déclare l’écrivain de 58 ans. Conscient que le Covid a bousculé les mentalités, ce défenseur de l’histoire appelle les Français à «retrouver leurs racines» et le gouvernement à «désenclaver la campagne». Et quand on lui demande s’il reviendra s’installer à Paris, Stéphane Bern répond malicieusement: «Paris regorge de très beaux hôtels».

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