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Une association citoyenne, opposée au projet de vignoble biologique sur l’île, va déposer un recours administratif contre l’arrêté préfectoral.

Une enquête publique a eu lieu du 17 mai au 17 juin, qui a abouti à un avis favorable du commissaire enquêteur. Une enquête publique a eu lieu du 17 mai au 17 juin, qui a abouti à un avis favorable du commissaire enquêteur.

« Une brèche dans la protection écologique » de Belle-Ile-en-Mer. Depuis plusieurs mois, des associations réclament l’abandon du projet de vignoble biologique de douze hectares sur l’île située au large de Quiberon, pour lequel la préfecture du Morbihan a donné son aval. Projet porté par l’homme d’affaires Christian Latouche, PDG de Fiducial, lequel possède également le domaine de la Vallongue, près de Saint-Rémy-de-Provence.

Dans un arrêté préfectoral en date du 8 novembre, les autorités estiment que ce projet concerne des « parcelles constituées de friches ou de surfaces en voie d’enfrichement ». L’arrêté précise qu’il sera porté par la société civile d’exploitation agricole (SCEA) Les vignes de Kerdonis, qui peut « contribuer à la diversification des activités agricoles sur le territoire insulaire », et souligne que « la viticulture a été présente en Bretagne, et notamment sur le territoire insulaire ». En outre, « le développement de la vigne en Bretagne s’inscrit dans le contexte de changements climatiques », et « la viticulture biologique prévue est de nature à limiter les traitements », estime le document.

Une enquête publique s’est déroulée du 17 mai au 17 juin, qui a donné lieu à un avis favorable du commissaire enquêteur. Les deux conseils municipaux de Locmaria et Bangor, communes où doit être implantée l’exploitation, ont émis en juin un avis favorable à la création du vignoble.

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« Ce projet n’a rien de bellilois »

Publiée le 11 mai, une pétition en ligne, intitulée « Non à la privatisation de la côte sauvage de Belle-Ile-en-Mer », a récolté plus de 38 000 signatures. C’est sept fois le nombre d’habitants recensés sur cet ancien volcan de 17 kilomètres de long et 9 kilomètres de large.

« Ce projet n’a rien de bellilois. Il est à l’opposé d’un développement agricole insulaire à taille humaine et respectueux de son environnement. Il est porté par l’une des plus grandes fortunes de France, qui entend réaliser ici un placement financier qui revient à privatiser une partie de cette île (…) », estiment les pétitionnaires.

Dans un communiqué diffusé lundi, l’association belliloise La Bruyère vagabonde dit « regretter la décision du préfet du Morbihan d’autoriser le développement d’une exploitation viticole sur des sites classés de la côte sauvage de Belle-Ile ». Elle fait part de son intention de déposer un recours en annulation devant la justice administrative. « Avec une telle décision (…) l’Etat prend le risque insensé d’ouvrir une brèche dans la protection écologique de notre île, qui est encore l’un des sites naturels les plus préservés en France et en Europe », estime l’association.

Le Monde avec AFP

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