Immobilier : la consommation énergétique d’un bien a-t-elle un impact sur son prix de vente ?

Il y a 2 mois 112
Argent & Placements Immobilier

Les acheteurs accordent peu d’attention à la consommation d’énergie d’un bien immobilier dans les zones tendues, même si dans les années à venir, il ne sera plus possible de mettre en location des logements énergivores.

Article réservé aux abonnés

Lors de la vente d’un bien immobilier ou de sa mise en location, un diagnostic de performance énergétique (DPE) est réalisé par un diagnostiqueur professionnel et transmis à l’acheteur et au futur locataire. Lors de la vente d’un bien immobilier ou de sa mise en location, un diagnostic de performance énergétique (DPE) est réalisé par un diagnostiqueur professionnel et transmis à l’acheteur et au futur locataire.

Les prix de l’immobilier sont-ils vraiment influencés par leur consommation énergétique ? « Tout dépend de la tension sur le marché immobilier : plus la demande est forte et moins l’étiquette énergétique du logement est importante », répond le Conseil supérieur du notariat, qui vient de publier son indice annuel sur la « valeur verte » des logements.

En Ile-de-France, où la demande est importante, les logements bien isolés, c’est-à-dire appartenant aux catégories A et B du diagnostic de performance énergétique, se sont vendus seulement 6 % plus cher que les logements classés D en 2020. Et ceux dont l’étiquette est F ou G moins cher que les logements dont l’étiquette est E.

« Ce n’est pas la consommation énergétique du logement que les acheteurs regardent en premier mais la localisation, si le logement leur plaît ou s’il y a un balcon ou un petit extérieur », indique Me Peggy Montesinos, notaire et membre du bureau du Conseil supérieur du notariat.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Location : la caution numérique est-elle une solution ?

Rappelons que lors de la vente d’un bien immobilier ou de sa mise en location, un diagnostic de performance énergétique (DPE) est réalisé par un diagnostiqueur professionnel et transmis à l’acheteur et au futur locataire. Ce DPE comprend sept niveaux de consommation d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre : les logements classés A consomment moins de 50 kWh/m2 et par an et émettent moins de 5 kg d’équivalent CO2 par m2 et par an.

Ceux appartenant à la classe G consomment plus de 450 kWh/m2 et par an et émettent plus de 80 kg d’équivalent CO2 par m2 et par an. Dans les grandes métropoles, la Côte d’Azur et le Genevois français, le constat est le même qu’en Ile-de-France : comparé aux appartements de classe D, ceux de classe A et B sont vendus en moyenne de 6 à 9 % plus cher.

En zone rurale, un logement énergivore se vend moins cher

En revanche, lorsque le marché est moins tendu, c’est-à-dire dans les petites villes ou en zone rurale, l’impact de l’étiquette énergétique n’est pas négligeable. En Nouvelle-Aquitaine, une maison classée F ou G se vend 20 % moins cher qu’une maison classée D. Même chose en Pays de la Loire (- 12 %), en Bretagne (- 13 %), en Centre-Val de Loire (- 14 %) ou encore en Normandie (- 11 %).

Lire aussi Assemblées de copropriété : le vote par correspondance a parfois laissé un goût amer

« La moins-value estimée en 2020 est très similaire à celle estimée en 2019 alors qu’avec la sensibilisation de plus en plus importante du public aux économies d’énergie et aux problèmes du climat, on pourrait s’attendre à un impact beaucoup plus fort de l’étiquette énergétique sur les prix même dans les grandes villes », s’étonne Me Peggy Montesinos.

Il vous reste 40.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Lire la Suite de l'Article