Il payait un loyer de 278 euros par mois pour un taudis de 11 m²

Il y a 1 semaine 39

Figaro Immobilier

Crédits photo : Bruno Bleu/Shutterstock

Un quinquagénaire vivait dans ce studio depuis 20 ans. Son logement vient d’être déclaré insalubre.

278 euros par mois pour un 11 m²: c’est le loyer qu’a payé pendant 20 ans un locataire habitant à Royan (17), racontent Sud Ouest et France 3 Nouvelle Aquitaine. Soit 25 euros le m². Le double du loyer moyen de la ville de Charente-Maritime! Pire: le bien n’a rien d’un logement décent bien que sa surface soit supérieure au minimum légal (9 m²).

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Des murs moisis à cause des fuites d’eau, des bandes d’autocollant accrochées au plafond pour éviter que les insectes envahissent le logement ou encore des sacs de supermarché en guise de placard ou de penderie. Il y a 20 ans, ce taudis ne devait être qu’une solution temporaire. Mais Xavier, bientôt sexagénaire, a perdu son emploi de chauffeur routier et ne touche que 500 euros de revenus par mois.

L’homme raconte avoir demandé à plusieurs reprises à ses propriétaires de rénover le logement. En vain. Pire: ils lui ont posé un ultimatum. Soit le locataire accepte une augmentation de loyer, soit il quitte son logement. «J’ai vraiment eu peur de me retrouver à la rue avec mes quelques meubles et mon chat, de me retrouver comme ça sans emploi, sans rien, à la rue. Et je fais quoi?», confie-t-il à France 3. Xavier a alors fait une demande de logement social mais il n’est pas le seul. Plus de 2000 personnes sont déjà sur une liste d’attente.

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Dans son malheur, Xavier a tout de même obtenu une bonne nouvelle: la préfecture de la Charente-Maritime a pris un arrêté pour déclarer son logement «insalubre à titre irrémédiable ». Autrement dit, le préfet estime qu’il n’existe «aucun moyen de mettre fin à l’insalubrité» ou que «les travaux d’insalubrité sont trop coûteux». En cas d’interdiction temporaire d’occuper les lieux, un hébergement doit être proposé au locataire. Et dans ce cas, les loyers ne sont plus dus pour le logement insalubre à partir du 1er jour du mois qui suit l’arrêté et ce, jusqu’à l’envoi de la notification de la mainlevée de l’arrêté. En revanche, si le logement ne peut plus du tout être occupé, il devra être relogé.

Dans le cas du logement de Royan, la préfecture a opté pour la seconde solution. Les propriétaires ont, en effet, deux mois pour trouver un logement à leur locataire. Par ailleurs, ils devront payer les trois premiers mois de loyer. S’ils ne s’exécutent pas, c’est le préfet ou le maire qui prendront les dispositions nécessaires aux frais des propriétaires.


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