Découvrez ces villes surprenantes où les prix immobiliers s’affolent

Il y a 2 semaines 67

INFOGRAPHIES - Une étude dévoile le Top 10 des grandes villes où les prix ont le plus progressé en 2020.. Elle est partout supérieure à 10% et dépasse même les 16% pour 4 villes.

Rien ne s’est passé comme prévu en 2020. Après des années de hausse importantes des prix de l’immobilier, l’arrivée de la crise sanitaire devait assez logiquement déboucher a minima sur une stabilisation des prix et plus vraisemblablement à une baisse. Il est vrai que dans les plus grandes villes et surtout celles ayant connu les plus fortes hausses de prix (Paris, Bordeaux, Toulouse...), ce phénomène commence à s’observer. Mais il est loin d’être généralisé, à en croire le dernier baromètre LPI-Se Loger.

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Malgré les deux confinements, bon nombre de villes de plus de 100.000 habitants ont connu une hausse annuelle des prix à deux chiffres. Un phénomène que ce baromètre explique par deux facteurs: d’un côté, le durcissement de l’accès au crédit bancaire fait que les acheteurs actifs sur le marché sont principalement les ménages les plus aisés et de l’autre, la pénurie de biens persiste alimentée par le ralentissement de l’activité et le manque de constructions neuves.

Marchés de report

Le Top 4 des plus fortes hausses assez surprenant: en dehors d’Angers, ville qui monte et qui profite de la proximité de Nantes, les trois autres villes sont assez habituées aux places d’honneur dans les classements immobiliers. On trouve ainsi en tête la ville de Mulhouse, devant Angers, Limoges et Orléans. Pour la première et la troisième, il y a sans doute un effet de rattrapage car les prix de ces deux villes sont bas, inférieurs à 2000 €/m². Quant à Angers et Orléans, elles ont pu aussi jouer les marchés de report face à des métropoles situées non loin et dont les prix sont devenus inaccessibles. Mais l’étude note aussi que pour Orléans, il y a également un effet de rattrapage puisque la même ville avait accusé un recul des prix de 2,4% l’année précédente.

Un cran en dessous de ces villes où les tarifs ont flambé, autour de 12% de hausse annuelle, on retrouve des métropoles régionales (Metz et Nantes) et une représentante très dynamique de la région parisienne: Montreuil. Là encore, on retrouve des marchés où la demande est particulièrement soutenue face à une offre restreinte qui peine à suivre. Comme souvent dans ces cas-là, l’ajustement se fait par une hausse des prix. En fin de ce Top 10, Lyon et Le Mans (respectivement +11,8 et +11,7%) figurent pour la deuxième année consécutive parmi les plus fortes hausses mais la capitale européenne qu’est Strasbourg (+10,5%) fait quant à elle une «entrée fracassante» dans ce palmarès, elle qui ne grimpait que de 3,1% l’an passé. Notons enfin que les villes ayant le moins progressé sont très disparates. On y retrouve deux cités franciliennes: l’une parmi les plus chères, Boulogne-Billancourt, et l’autre parmi les moins chères: Argenteuil. Même chose pour les villes de province où la «star» Bordeaux côtoie deux villes au potentiel de séduction plus limité: Brest et Perpignan.

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