Covid 19 : quelles conséquences sur le prix de l'immobilier neuf ?

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Publié le 20 févr. 2021 à 13:30

A l'échelle nationale, le dernier trimestre 2020 marque une stabilisation des prix du neuf : les prix ont gagné 1,2 % entre le 3e et le 4e trimestre, et accusent une très légère baisse de - 0,9 % par rapport au dernier trimestre 2019. C'est l'un des principaux enseignements du Baromètre digital de l'immobilier neuf (1).

Le grand Paris en vedette

Mais dans certaines régions, les prix sont bien loin de cette stabilité. Le Grand Paris - privilégié par les investisseurs - clôture l'année avec la plus forte hausse (+ 13,9 %) et détient le record national du prix moyen au mètre carré (7.075 €/m²). La Seine-Saint-Denis affiche une nouvelle fois une très belle dynamique sur une année glissante entre les 4e trimestres 2019 et 2020 : les prix affichés sur un an ont connu une croissance de + 12,4 %, pour atteindre un prix moyen au m² de 5.164 €. Un seul département d'Île-de-France marque une baisse : l'Essonne : - 2 % entre le 4e trimestre 2019 et le 4e trimestre 2020.

« L'immobilier résidentiel neuf est plus que jamais une valeur sûre. Le marché francilien a dû faire face à une forte contraction de l'offre nouvelle due aux élections municipales et au premier confinement, mais également à un regain d'intérêt de nombreux investisseurs institutionnels qui ont souhaité diversifier leur exposition bureau/commerce. Tout cela a maintenu un niveau de prix élevé », analyse Aurélien Deleu, directeur du marché immobilier chez Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels.

Dans la capitale intra-muros, alors que les prix de l'ancien marquent le pas , ceux du neuf, où l'offre n'est pas pléthorique, sont en tension. Selon cet observatoire, ils ont augmenté de 5,1 % en un an. Si les T3 affichent une modeste progression de 2,8 % à 12.124 euros le mètre carré, le prix des T1 augmente de 9,7 % avec une moyenne de 13.501 euros le mètre carré. Plus étonnant, le prix des T5 affiche une progression encore supérieure de 9,9 % à 14.335 euros le mètre carré. On peut imaginer que la recherche d'espace et d'extérieurs a propulsé les grands appartements en tête des recherches.

Les métropoles en ordre dispersé

Dans les grandes villes, l'évolution des prix est pour le moins éclectique. Selon le baromètre, offre et prix restent plus que jamais corrélés : dans les zones tendues, une contraction de l'offre s'assortit immanquablement d'une augmentation des prix. À l'inverse, les métropoles et départements ayant réussi à reconstituer leurs stocks affichent une stabilisation (voire une baisse) des prix.

Ainsi, en tête de liste, après le grand Paris, se placent Lyon avec une hausse des prix du neuf de 8,1 % en 2020 à 4.704 euros le mètre carré et Rennes ( + 8 % à 4.725 euros le mètre carré).

A l'inverse, sont en baisse Nancy (- 4,2 %, à 3.434 euros le mètre carré), Dijon (- 3,1 %, 3.240 euros) et Saint-Etienne (- 2,2 %, 2.930 euros). « Dynamique de croissance ou baisse relative, les 22 métropoles diffèrent toujours dans leurs résultats. Certaines confirment une pression à la hausse des prix en raison d'un manque de stocks. D'autres, inversement, font face à une crispation sur les ventes, avec des ménages parfois attentistes et des banques plus frileuses dans la délivrance de crédit immobilier sur un marché où les stocks sont là », commente Olivier Burot, président de l'Institut des Constructeurs et Promoteurs.

Les prix en région

Pour le dernier trimestre 2020, l'Eure et l'Isère sont les départements qui affichent la meilleure progression des prix moyens au m² entre les 4e trimestres 2019 et 2020 (+11,7 % à respectivement 2.967€/m² et 3.787 €/m² ), suivis du Pas-de-Calais (+ 9,9 %, 4.091 €/m²) et du Finistère (+ 9,7 % 3.397 €/m²). 

Côté prix, les départements des Alpes-Maritimes (5.790 €/m²), de la Savoie (5.170 €/m²) et de la Haute-Savoie (4.997 €/m²) sont les plus chers au niveau national. À l'inverse, les prix des logements neufs restent plus abordables avec une moyenne des prix de commercialisation aux particuliers sous les 3.000 €/m² dans l'Ardèche (2.637 €/m²), dans la Drôme (2.763 €/m²) et dans l'Aude (2.797 €/m²).

(1) Publié chaque trimestre, ce baromètre interactif combine l'expertise de cinq acteurs complémentaires (Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, le Groupe Izimmo, l'Institut des Constructeurs et Promoteurs, Leemo et PriceHubble) pour offrir une vision du marché du neuf. PriceHubble a analysé plus de 170.000 annonces à la vente publiées sur les principaux portails d'annonces immobilières.

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